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  • Cecile Wronecki

C'est la rentrée! La routine est un outil et non un frein / Routine is a tool, not a brake


De retour à l'école, au bureau, au métro, à sa voiture... De retour vers nos habitudes! 8Back to school, back to the office, back to metro, back to your car... Back to your habits!


English version below


Nous sommes partis en voyage, trois semaines…Assez pour s’extraire complètement du quotidien.

Et puis, évidemment, nous sommes rentrés.

Le retour à la maison, c’est toujours la partie difficile je trouve. Quand je voyage j’ai l’impression d’être ce que je suis vraiment: un être humain, dans le monde, ouvert à la découverte, ouvert à ce qui est, sans idée préconçue, sans considérer que les choses devraient être de telle ou telle manière.

Au contraire, quand je suis dans mon environnement quotidien, j’ai parfois l’impression d’être « enfermée » dans mes rôles sociaux: mère, professeur, femme de tel âge, française?

Alors, à chaque voyage, quelques jours avant le retour, l’appréhension monte un peu, et je dis: « et si on ne rentrait pas? » - et je le pense, un peu.

Cette phase de transition a toujours été assez inconfortable pour moi - reprendre l’étiquette, me la recoller sur le front, et revenir à un état « antérieur » alors que je me sens plus riche de tant d’expériences.

Et puis, la méditation et la pleine conscience m’ont appris que cet instant là, cet inconfort, étaient une chance et la grâce même. Puisque c’est en travaillant avec cet inconfort, avec cette résistance au quotidien, aux étiquettes, que je peux grandir. C’est le point qui me signale que là, il y a du travail. Là, il y a un noeud à observer et peut être à comprendre, voire à défaire.

Parce que le moment où tout est facile peut être source de joie mais est rarement celui qui nous fera progresser. Au contraire, ce qui nous semble nous coûter à première vue est aussi, souvent, ce qui peut nous enrichir.

Je ne parle pas de se forcer à faire des choses qui ne nous correspondent pas, ni de nous faire violence ici. Non: je parle d’observer la résistance, avec bienveillance, sans jugement, puis s’apercevoir qu’on n’EST pas cette résistance, et utiliser nos ressources pour l’intégrer dans quelque chose de plus grand et de plus libre. C’est la regarder avec attention et curiosité, pour ne pas se laisser enfermer par elle et s’apercevoir qu’elle ne peut rien contre notre grandeur.

Bref, j’ai toujours cru ne pas aimer le retour à la routine. Donc j’observe et j’essaie d’en faire quelque chose de beau: décider de ma routine, de l’heure et de la façon dont je me réveille. De l’intention qui animera ma journée. De la teinte à donner à mes enseignements. La routine est pleine d’aventure en fait, chaque élément de notre journée est une surprise un cadeau que nous offre l’univers.

Prenons le comme tel!

Prenez grand soin de vous,

Namaste!


English version


We went on a trip for three weeks. Enough time to disconnect from the usual daily life.

And then, of course, we came back.

Coming back home always is the hardest part to me. When I’m travelling, I have the feeling that I AM what I really am. A Human Being, connected to the world, open to discovery, open to what actually IS, without preconceived ideas, without thinking that things should be a certain way.

On the contrary, when I am absorbed in daily life, I often have the impression that I am imprisoned in my social roles: being a mother, a teacher, a woman of that age, a French person…

So toward the end of each trip, a few days before coming back, I have a little bit of worry, and I may sometimes think « what if we did not come back? » - and I actually think it.

This transition phase has always been a discomfort to me. Taking the label back, sticking it on my forehead, moving forward with it, and in a certain way coming back to a previous stage of my life - although it feels like I have discovered so many things on the road.

But then, meditation and mindfulness philosophy taught me (or should I say - are teaching me) - that this discomfort is a gift, it is a grace. Because it is through working with this discomfort, with this internal resistance, that I can grow. It is a signal that YES there is work. There is some knot to observe, perhaps to understand, and maybe, even, to unknot.

Because in life, moments when everything is easy may be a source of joy, but they rarely are a source of growth. On the contrary, what seems to be very costly mentally at first may be what will make us richer inside.

I’m not talking about forcing ourselves to do things or doing things that are not aligned with us, I’m not talking of applying any violence. No: I’m talking about observing the resistance, without judgement, but with benevolence, to maybe discover that we are NOT this resistance. I’m talking of using our own resources to integrate it into something bigger and freer. Looking at it with attention and curiosity, without being imprisoned by it, without letting it outshine our brilliance.

Anyway, yeas I do not like going back to routine. So I observe the resistance, I try to let go of it (that is, observing and doing nothing indeed), and then I put myself into action, trying to make something beautiful with it, creating an updated routine I love, for exemple deciding on how and with which intention I’m going to wake up, what colors will be my teachings.

Each routine is an adventure, each moment is a surprise and a gift that is offered to us by the universe.

Let’s take it like that!

Take great care of yourself,

Namaste

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